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"Activités" de L.A.V.E.-Belgique en 2011

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Dernière mise à jour le 29 novembre 2011


26 novembre: Jean-Guillaume FEIGNON, étudiant en volcanologie à l'Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, nous a fait l'amitié et le plaisir de venir présenter des montages de deux récents voyages, l'un au Vanuatu cet été 2011 et l'autre à Montserrat en févier 2010. Grâce à lui, nous avons pu revoir des images des volcans actifs du Vanuatu, dont celles de l'un des fameux lacs de lave d'Ambrym, celui du Marum très actif depuis quelques temps. Sa séquence vidéo montrant le brassage violent de ce lac de lave était particulièrement spectaculaire, cela malgré les mauvaises conditions météos habituelles qui régnaient au sommet de l'île. Nous nous sommes ensuite envolés pour l'île de Tanna et son petit volcan de cendre, le Yasur, qui était particulièrement actif lors de la visite de Jean-Guillaume. Notre jeune ami téméraire a même pu prélever un échantillon de lave toute fraîche de l'une des nombreuses bombes qui retombaient à cette époque sur la bordure du cratère. En seconde partie, il nous a présenté des images très spectaculaires de l'éruption paroxysmale de Soufrière Hills qui s'est produite soudainement le 11 février 2010 et qui a donné lieu à de très spectaculaires coulées pyroclastiques qui ont envahi et dévasté en quelques minutes la plaine s'étalant au nord-ouest du volcan, où se situait jusqu'alors l'aérodrome abandonné de Bramble. Ces images silencieuses de coulées pyroclastiques resteront longtemps gravées dans notre mémoire tant elles étaient impressionnantes.

 

Soufrière Hills dome collapse of 11 February 2010 – ‘largest event since May 2006

En seconde partie, notre ami Robin Campion nous a projeté un film à propos de ses multiples pérégrinations sur les volcans en 2010. Ses voyages se sont déroulés en compagnie de Nathalie, son amoureuse, étudiante en géologie à l'ULB bien sûr. En début d'année 2010 , notre couple de volcanologues belges s'est rendu au Stromboli et sur l'Etna. Au Stromboli , nous avons ainsi pu découvrir un hornito très actif qui dégorgeait une courte coulée de lave pâteuse, phénomène assez rare sur ce volcan.

 

Ensuite, une petite randonnée en vélo tout terrain sur les pentes de l'Etna et ses alentours nous a permis de découvrir une nouvelle facette de la personnalité de notre jeune ami volcanologue, le romantisme. Petites fleurs et plantes bucoliques se mêlaient cette fois aux cratères "fumants", et ce n'était pas pour nous déplaire ! Suite à cette charmante balade rafraîchissante, nous nous sommes envolés pour l'Indonésie afin de suivre les travaux scientifiques de Robin sur plusieurs volcans actifs de l'archipel. Après des vues du Papandayan embrumé et des flancs du Bromo couverts de cendre fine, nous avons découvert des images du sommet remodelé du Merapi avec son cratère béant abritant un petit dôme de lave inactif, puis de la région dévastée par les coulées pyroclastiques de novembre 2010. Après un court détour par le nouveau dôme spectaculaire du Kelut, nous avons pu revoir le beau cratère, abritant un lac acide, du Kawah Ijen d'où plusieurs tonnes de soufre sont annuellement extraits par des centaines de mineurs qui travaillent dans des conditions extrêmement pénibles. Les coulées de soufre liquide rouge pourpre ainsi que la combustion de cet élément, produisant de superbes flammes bleues dans l'obscurité, étaient particulièrement spectaculaires. Robin & Nathalie ont aussi eu l'occasion de trouver l'accès pour atteindre le petit cours d'eau acide qui s'écoule du lac, au-delà du barrage édifié au début du 20è siècle par les Hollandais. La chute brutale de température de l'eau à l'exutoire du lac acide cause, à cet endroit, la précipitation de cristaux translucides de gypse (CaSO4.2H2O), par endroit de taille impressionnante. Depuis quelques années, le Kawah Ijen produit de plus en plus de soufre natif, une aubaine pour les mineurs, et la température de certaines fumerolles est passée de ~250°c à ~650°c. Pour clore ce périple volcanique indonésien, Robin nous a emmené sur la bordure des lacs de cratère du Kelimutu, volcan aplati situé sur l'île de Florès. Nous avons ainsi pu assister à une partie de pêche assez particulière, dont l'objectif était de récupérer des échantillons d'eau de l'un des trois lacs de ce volcan. Grâce à la bonne complaisance du pilote de ligne locale, nous avons aussi pu admirer de très belles images aériennes des trois lacs accolés du Kelimutu. L'échappée volcanique "2010" de Robin s'est clôturée au Kamchatka, péninsule russe hautement volcanique et très active depuis plusieurs années. Robin y a participé à un congrès scientifique traitant des gaz volcaniques. Après avoir découvert le spectaculaire panorama des trois volcans entourant Petropavlovsk, la capitale, nous nous sommes envolés en hélicoptère vers le volcan Karymsky, l'un des volcans les plus actifs de la région. Robin y a effectué des mesures de gaz au moyen de la caméra UV mise au point à l'occasion de sa thèse de doctorat. Le cône de cendre du Karysmky expulsait à intervalles réguliers des volutes de cendre alors que les plus fortes explosions éjectaient des blocs qui arrosaient tous les flancs de ce cône élancé. Le circuit s'est terminé au volcan Gorely où un volcanologue russe s'est risqué à descendre, équipé de cordes, dans le cratère à parois abruptes pour tenter d'y mesurer les émissions de SO2. Nous avons ainsi pu découvrir une petite bouche incandescente d'où les gaz à haute température fusaient très bruyamment par un conduit étroit. Merci à Robin, et à Nathalie, pour leurs très belles et intéressantes images !

La soirée s'est poursuivie et conclue dans une taverne-restaurant du centre de Wavre. Une ambiance sympathique y a régné comme à l'accoutumée.


15 octobre: cette séance de reprise après les vacances d'été a réuni une cinquantaine de personnes dans une nouvelle salle à Rixensart. Après les quelques mots d'introduction de Thierry SLUYS (UNO) précisant notamment l'agenda des prochaines réunions, une introduction relative au contexte géo-tectonique des volcans du Chili du Sud et une évocation, en photos et séquences vidéos, de l'éruption du Cordon Caulle a ouvert le feu. Thierry DOCKX (DOS) a ensuite présenté un superbe diaporama, agrémenté de séquences vidéos, relatant son récent circuit sur quelques volcans de la ceinture volcanique du  Chili du Sud ainsi qu'une reconnaissance de l'énorme volcan bouclier (< point chaud) argentin qu'est le Payun Matru. Nous avons ainsi pu suivre au fil des jours les péripéties de nos amis sur ces magnifiques volcans méconnus. L'approche et l'ascension finale jusqu'au lac acide de cratère du Tupungatito au sein de paysages quasi lunaires étaient particulièrement impressionnantes. Vous retrouverez une partie de ces images sur le site  http://dos.lave.be/Chili_2011/. Thierry et Annick ont offert à l'assistance un apéritif géant accompagné de nombreuses tartes et d'une spécialité portugaise bien connue des habitués. Un grand merci à eux ! La séance s'est poursuivie au restaurant "Chanteclair" à Rosière dans une ambiance surchauffée.


17 juin: notre ami Robin Campion ("Robin des Volcans") a présenté brillamment sa thèse de doctorat intitulée "Imaging measurement of volcanic SO2 using space and ground based sensors". En résumé très raccourci, le travail de Robin a consisté à comparer, sur base du principe de l'absorption des photons lumineux dans le spectre UV par le SO2 (spectroscopie), des données spectrales quantitatives issues des capteurs ASTER (du satellite TERRA de la NASA), OMI et accessoirement MODIS (NASA) pour la détection des concentrations et surtout des flux de SO2 dans plusieurs panaches volcaniques, dont celui du volcan japonais Miyake-jima, de l'Anatahan (îles Mariannes), du désormais fameux volcan islandais Eyjafjallajökull (< 17 avril 2010), de l'Etna, du Popocateptl (Mexique), du Nyiragongo, du Nyamugyra, du Masaya (Nicaragua) et finalement du Turrialba au Costa Rica. Robin a ainsi pu développer un algorithme spécialisé visant à quantifier des flux de SO2, sur base du rapport de bandes spectrales dans l'UV analysées par ces différents capteurs de la NASA à plus ou moins haute résolution. Ses résultats ont pu démontrer une concordance/corrélation linéaire, bien qu'encore imparfaite, entre les mesures effectuées sur les données précises ASTER (90 x 90 m) et celles moins détaillées du capteur OMI (13 x 24 km). A partir des résultats obtenus, les deux types de données sont finalement considérées, en gros, comme complémentaires pour la mesure à grande distance des flux de SO2. En parallèle, Robin a aussi développé une caméra vidéo portative UV couplée à un système mini-DOAS destinée à mesurer à distance, et en direct, des concentrations et des flux de SO2 (l'UV est absorbé à 307 nm par le SO2). Les essais de ce nouvel équipement ont essentiellement porté sur l'étude du panache riche en SO2 du volcan Turrialba, le volcan actif le plus au sud de la chaîne volcanique du Costa Rica qui est en phase de réactivation depuis 1999.. Les images animées, colorées en fonction de la concentration en SO2, résultant des mesures au sol, sont spectaculaires alors que deux profils, l'un perpendiculaire et l'autre parallèle au panache, permettent d'estimer par intégration le flux (exprimé en kg/sec) de SO2 émis par ce volcan.

Les méthodes et résultats du travail de Robin ont été fort appréciés par l'ensemble du jury de sa thèse. Les implications de cette étude innovante sont évidentes dans le domaine de la quantification plus précise des flux de SO2 à grande (satellite) et faible (caméra UV) distance/échelle afin d'estimer les volumes de gaz magmatique (SO2 dans ce cas), et donc indirectement du volume de magma souvent corrélé à la puissance de l'éruption, mis en jeu lors de futures éruptions sur des volcans potentiellement dangereux pour les populations ou menaçantes pour le trafic aérien.

Robin a bien sûr été chaleureusement félicité par tous ses amis volcanophiles de "LAVE-Belgique" ainsi que ses compagnons universitaires. Cerise sur le gâteau, Alain Bernard, promoteur de thèse de Robin, a amusé l'assistance en nous racontant des anecdotes relatives à la légendaire distraction de notre jeune ami, particulièrement à propos de la perte fréquente de ses clefs. La présentation a été suivie d'un drink qui nous a été gentiment offert par les parents de Robin. La soirée s'est poursuivie et terminée tardivement dans une pizzeria d'Auderghem.

Robin, concentré et enthousiaste, entame la présentation publique de sa thèse de doctorat.

De gauche à droite: Alain Bernard, Robin des Volcans, son frère Billy, et Benjamin Barbier.

Autres photos prises par Jean-Louis Piette


7mai:  notre dernière réunion avant les vacances d'été a été consacrée aux volcans de la Chaîne des Cascades situés dans l'Etat de Washington aux Etats-Unis et au désormais célèbre Mont St Helens dont l'éruption du 8 mai 1980 est encore dans toutes les mémoires.  Après une introduction assez originale à propos de l'éruption de mai 1980, Bernard Duyck nous a expliqué le contexte géodynamique de l'alignement des volcans de la Chaîne des Cascades avant de poursuivre par un descriptif assez détaillé de leur géologie. Ensuite, nous avons pu découvrir du ciel le Mt St Helens et ses environs dévastés sur des images filmées d'hélicoptère en juin 2002 par Thierry Dockx. Dans la foulée, Sylvie & Daniel Chéreau nous ont fait partager leur montée au cratère, qui dévoilait en août 2006 un impressionnant dôme de lave surmonté par une spectaculaire aiguille lamellaire de lave pâteuse toujours "fumante" bordant un glacier en voie de formation.

Après la pause apéritif offert gentiment par les familles Mestdagh & Duyck, la séance s'est poursuivie par un rappel, au moyen d'archives télévisées ponctuées par une interview du tonitruant Maurice Krafft, des phases de l'éruption paroxysmale du Mt St Helens suivie par la projection d'un diaporama de type patchwork géo-localisé des volcans des Cascades puis ceux de l'Oregon. Nous avons ainsi parcouru les zones volcaniques du Newbery Volcano au Crater Lake, notamment avec des vues sur les superbes coulées d'obsidienne de la région.

Le bouquet final a été proposé par Thierry Sluys avec la projection de son très beau et spectaculaire court-métrage "Volcano World". Merci à tous les participants à cette réunion qui se sont déplacés par une journée quasi estivale.

Comme à l'accoutumée, la réunion s'est poursuivie au restaurant, cette fois à Genval, dans une ambiance toujours aussi conviviale et sympathique.


21 mars: dans le cadre du festival du film scientifique, l'Université Libre de Bruxelles (U.L.B.) a organisé une soirée de projection en avant-première d'un film consacré aux activités de chercheur en volcanologie de notre très enthousiaste ami Robin Campion. Lisez en le résumé mis en ligne par notre ami Bernard Duyck en cliquant sur ce lien !

Bande annonce du film "Robin des Volcans" avec la participation de notre jeune ami volcanologue Robin Campion (ULB)

Qu’est-ce qu’un volcanologue ? L’image qu’on s’en fait souvent est celle d’un baroudeur des volcans, héritée des publications et des films de noms illustres comme ceux de Maurice et Katia Krafft ou d’Haroun Tazieff. Pourtant, depuis la disparition de ces figures tutélaires il y a deux décennies, le métier a profondément évolué. Il a également disparu des flux médiatiques. Désormais, le scientifique n’a guère droit à la parole plus de quelques secondes et l’objet de ses recherches passe souvent au second plan face au spectaculaire d’une éruption volcanique. Au travers d’entretiens avec trois générations de professionnels, dans leurs laboratoires et à flanc de volcans, nous dépoussiérons l'histoire singulière d'un métier pas comme les autres. Source (Tous droits réservés Overdub Interactive 2010)

Robin Campion (Belgique) décrit par les auteurs du film

Grand maigre, les cheveux ébouriffés et la barbe naissante, ce jeune chercheur à l’Université Libre de Bruxelles ne porte que des t-shirts de volcans qu’il rapporte de ses voyages lointains. C’est lorsqu’il a sept ans que sa mère l’emmène à la projection d’un film de Maurice Krafft tout juste disparu, que sa passion glisse des dinosaures et de la paléontologie vers les volcans et la volcanologie.

Dès lors, Il se passionne pour la carrière d’Haroun Tazieff, son choix est fait : il deviendra volcanologue. Il termine sa thèse de géochimie entre ses expéditions sur le terrain et les cours dont il est chargé à l’université. Robin vit pour l’instant dans sa Belgique natale où malheureusement seuls les terrils de charbon lui font penser à des horizons volcaniques. Mais comme il le dit avec aplomb, « la Belgique exporte du volcanologue ! »

Séquence vidéo de l'activité du Stromboli filmée du Pizzo par Robin


26 février: Régis ETIENNE, Président de la S.V.G. ( Société Volcanologique de Genève), nous a a fait le grand plaisir de se déplacer spécialement de Suisse pour présenter plusieurs de ses plus récents films vidéos réalisés en haute définition. Un tout grand merci à lui & sa compagne Ysa, malheureusement absente à la réunion pour cause de méchante grippe !

La séance a débuté par le mot d'introduction habituel de Thierry Sluys à propos de l'agenda et du contenu des prochaines réunions et de l'activité volcanique récente. Ensuite, notre organisateur de réunions a présenté le conférencier du jour au public de la salle venu, à cette occasion, en masse (une quarantaine de personnes). Nous remercions particulièrement nos amis Anne-Marie et Philippe (de Metz), Pierette & Dédé (de Grenoble) ainsi que Régis et Ysa (de Suisse) pour avoir effectué un long déplacement à cette occasion.

En guise d'apéritif, nous avons entamé cette séance particulièrement dense par un diaporama montrant de belles photos récentes des volcans siciliens (Etna en 2006, Vulcano et Stromboli). Dans la foulée, Régis nous a projeté plusieurs séquences vidéo en HD relatives à l'activité de l'Etna en 2006 (imposantes coulées de lave entre la Bocca Nuova et le cône S.E.) puis à la puissante activité des cratères du Stromboli, dont l'un d'eux contenait exceptionnellement un petit lac de lave en furie, avant de terminer, sur un rythme plus apaisant, par quelques séquences du cratère de la Fossa II à Vulcano et des ruelles toujours aussi bucoliques du petit village de Stromboli.

Ensuite, le conférencier du jour nous a projeté de magnifiques images du toujours aussi magique site volcano-hydrothermal de Dallol situé dans la dépression Danakil au N.E. de l'Ethiopie. Peu après, nous avons fait un saut au volcan bouclier voisin, l'Erta'Ale, dont le lac de lave clapotait toujours aussi fébrilement lors d'images tournées en 2006, 2008 et en janvier 2011 par Marc Caillet.

La première partie s'est clôturée par des images tout aussi spectaculaires et étonnantes du seul volcan actif à carbonatites, l'Ol Doinyo Lengai (la Montagne des Dieux). Nous avons pu y découvrir la lente progression de coulées cordées sombres, très similaire au mécanisme de déroulement d'un tapis roulant, ainsi que des giclées de carbonatite noire expulsées avec force et impulsivité de l'un des nombreux hornitos qui s'élevaient à l'époque au fond du cratère à l'aspect plâtreux.

Après une pause où l'apéro était cette fois offert par nos amis Annick & Thierry DOS (un tout grand merci à eux bien sûr), Régis nous a plongé dans les vapeurs et gaz volcaniques du fameux Kawah Ijen (cratère vert) qui était à l'époque ( en automne 2010) déserté par les mineurs de soufre pour cause de Ramadan. Une nouvelles fois, les images en HD étaient somptueuses et spectaculaires. Hormis les désormais fameuses et toujours aussi étonnantes flammes bleutées dues à la combustion du soufre au détour des tuyaux utilisés pour le canaliser, l'intérêt de cette séquence était également de découvrir le travail de raffinage du minerai de soufre dans la petite installation de traitement juxtaposée à la base logistique des mineurs.

Il ne restait plus qu'à dévoiler le bouquet final ! Et quel bouquet final !!! A cette occasion, nous sommes descendus en compagnie de l'équipe suisse de la S.V.G. dans l'un des plus grands cratères-puits actifs au monde, celui du très fameux Nyiragongo situé dans la région du Nord-Kivu en R.D.Congo. Nous avons ainsi pu vivre intensément la descente de nos amis dans ce chaudron infernal qui contient un des lacs de lave parmi les plus actifs au monde, principalement du à sa nature (basaltes très pauvres en silice donc très fluides). Pas à pas, pris dans l'action du film, nous avons suivi l'équipée jusqu'au fond du cratère-puits flanqué de deux terrasses, dont la dernière était la plus délicate à franchir. En fin de compte, l'expédition a réussi à franchir, non sans peine due à plusieurs difficultés techniques et dangers liées au chutes de blocs et autres débris volcaniques, le dénivelé de plus de 600 mètres qui séparait la lèvre supérieure du grand cratère-puits du plancher inférieur noirci par les laves basaltiques consolidées issues du chaudron actif. A la mi-2010, le fond sombre du cratère recelait un anneau noir surélevé renfermant un lac de lave en furie et débordant épisodiquement par dessus le rempart, haut d'une dizaine de mètres, de ce précaire chaudron incandescent. A de nombreux moments de la séquence, nous avons intensément vibré avec nos amis dans cette fournaise hallucinante et même, à certains moments critiques, craint pour leur sécurité. Des images très spectaculaires que nous n'oublierons pas de si tôt et dont nous tenons à remercier l'auteur, Pierre Vetch, ainsi que toute l'équipe qui a permis de nous ramener cette séquence vidéo haute en couleurs et définition mais surtout en sensations fortes. Retrouvez en cliquant le récit et des photos de cette expédition unique.

Site américain contenant de nombreuses photos toutes aussi spectaculaires les unes que les autres

La soirée s'est poursuivie au restaurant "Chanteclair" à Rosière en compagnie d'une trentaine de convives qui ont pu poursuivre leurs conversations volcaniques enflammées dans une ambiance très conviviale et sympathique.

Pour rappel, voici le programme de cette réunion exceptionnelle:

Patchwork volcanique  : un diaporama animé de Ysa Wojtylo (10 minutes )

- VULCANO, STROMBOLI, ETNA : un film de Régis Etienne (18 minutes )

DALLOL 2008 : après la version 2006, voici la 2008, toujours aussi fascinante, film de Régis Etienne (15 minutes)

-  OL DOINYO LENGAI : la montagne sacrée des Masais, un film de Régis Etienne (15 minutes )

- ERTA ALE  2008  : nouvelle version , un film de Régis Etienne ( 8 minutes ) & quelques images tournées en jenvier 2011.

- ETNA  : un diaporama animé de Ysa Wojtylo ( 7 minutes )

- KAWAH  IDJEN  :Régis & Olivier Grunenwald ont passé une semaine au fond du cratère pour ramener des images  superbes du cratère jaune et de ses flammes bleues ; un film de Régis Etienne (24 minutes)

- NYIRAGONGO  ( 40 minutes ) une descente en enfer que nous n'oublierons pas de si vite!


22 janvier: cette première réunion de l'année fût d'abord l'occasion de formuler les vœux traditionnels ! Après une brève introduction de notre organisateur de réunions, Thierry Sluys (Uno), notre ami Luc Calvi a projeté un superbe film vidéo relatif à l'activité éruptive de l'Etna qui a eu lieu fin 2006. On y a pu voir une activité variée allant de coulées de lave à des explosions stromboliennes alternant avec des éjections de cendre. Par ailleurs, le fond musical choisi par Luc était particulièrement adapté à la beauté à la fois sereine et puissante des images. "Un film de Luc Calvi et de Thierry Maes; approche d’une éruption effusive, images superbes accompagnées de musiques  envoûtantes (22 minutes)"

Thierry Dockx (Dos) a pris le relais avec une séquence vidéo explosive tournée en juin 2010 sur le plus petit volcan constamment actif du monde, le Yasur sur l'île de Tanna dans l'archipel du Vanuatu (Pacifique Sud). Des détonations tonitruantes alternaient avec des éjections silencieuses à haute vitesse de cendre fine (jets cyprèsoïdes) zébrée régulièrement d'éclairs aux claquements secs. L'originalité de ce cratère à plusieurs bouches (au minimum trois) est de présenter une activité mixte variant du type strombolien au type vulcanien. Les commentaires en direct de notre ami Dos n'ont laissé aucun doute sur le caractère exceptionnellement puissant de cette phase éruptive violente qui a affecté ce petit cône de cendre en juin 2010. Il fût d'ailleurs placé à cette époque en alerte 3, sur une échelle de 4 niveaux. Retrouvez des spectaculaires photos de cette activité en cliquant sur ce lien !

Après cette séquence de sensations fortes et à haute énergie, le contraste des belles images tournées par Régis Etienne sur l'extraordinaire et exceptionnel site de Dallol (dépression Danakil de la région Afar en Ethiopie) s'est révélé apaisant. Grâce à elles, la plupart d'entre nous ont ainsi pu redécouvir les magnifiques mais toujours aussi inquiétantes vasques d'eau de couleur émeraude nappées de cristaux de soufre et autres sels riches en potasse issus du diapir de sel mis en place dans un système hydrothermal très actif. Merci à Régis pour nous avoir autorisé la diffusion de ce film ainsi que de celui qui suivra sur le fameux lac de lave de l'Erta'Ale. "Un film de Régis Etienne . Document de qualité professionnelle réalisé sur ce site extraordinaire, situé dans la dépression de l’Afar en Ethiopie. Régis nous a aimablement prêté 2 films pour cette séance. (10 minutes)"

L'heure de l'apéro ayant sonné, Thierry & Carine nous ont gentiment accueillis au bar éphémère bien achalandé ouvert à cette occasion. Un grand merci à eux !

En seconde partie, nous avons poursuivi le circuit emprunté en 2006 par la Société Volcanologique de Genève en Ethiopie orientale. Au programme, la redécouverte du fabuleux lac de lave de l'Erta'Ale et de son activité toujours aussi variée,  illustrant concrètement, en miniature, le concept de la tectonique des plaques avec ses divers mouvements de plaques lithosphériques. L'équipe de la S.V.G.  dirigée par son ex Président, Pierre Vetsch, a relevé le défi de descendre au fond du cratère-puits afin de nous ramener ces magnifiques et spectaculaires images mais aussi d'effectuer quelques mesures à but scientifique. "Un film de Régis Etienne. Descente en rappel dans le puit de feu, explications sur la mécanique d’un lac de lave et sur les volcans de l’Afar grâce à la narration de François Germond . Images et son d’une qualité exceptionnelle. (16 minutes)"

La conclusion est revenue à Thierry Sluys (Uno) qui nous a projeté un spectaculaire film réalisé sur la "Big Island" d'Hawaii en 2004. On a pu voir dans ce film les nombreuses coulées de lave cordée ("pahoehoe") qui se déversaient déjà à l'époque dans l'Océan Pacifique en une myriade de petits flots tubulaires ininterrompus. Le contact entre l'eau et le feu est toujours un spectacle extraordinaire mais qu'il convient d'approcher avec précaution tant les dangers invisibles sont nombreux dans cette nouvelle parcelle de croûte terrestre en voie d'édification entre terre et mer. Cependant, cette fois encore, la déesse Pelé veillait sur nos deux amis Carine & Thierry et leur a offert le plus somptueux de ses spectacles grandeur nature. ."Le mariage du feu et de l’océan sur cet archipel perdu au milieu du Pacifique avec des explications sur la formation des points chauds et sur le volcanisme propre au Kilauea"

La réunion s'est poursuivie et terminée dans une pizzeria située en bordure du lac de Genval où l'ambiance était, comme à l'accoutumée, chaleureuse et sympathique.

Compte-rendu des réunions en 2010

Compte-rendu des réunions antérieures (de 2004 à 2010) de la Délégation "LAVE-Belgique"