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"Activités" de L.A.V.E.-Belgique

film (gif animé)

Dernière mise à jour le 27 janvier 2007


En 2006

25 mars : Thierry DOCKX a présenté un superbe diaporama-DVD sur les très beaux volcans de l'île de Flores (Indonésie).


20 mai : Thierry Dockx  nous a présenté des images, sous forme d'un diaporama sur support DVD & d'un film vidéo numérique, relatives à une expédition réalisée en février 2006 dans la dépression Danakil (voir page web pour visionner des photos). Les images du site hydrothermal de Dallol (volcanisme hydrothermal perçant un dôme d'évaporites riches en potasse) et du fabuleux lac de lave actif de l'Erta'Ale  (niché au fon du puits/pit crater sud) étaient particulièrement belles et spectaculaires. Auparavant, Juan Carlos Molina nous avait fait un exposé, au moyen d'une présentation "Power Point" et d'une série de diapositives, visant à retracer l'histoire tectonique de l'Afrique au cours des différentes périodes géologiques. Il a terminé en nous rafraîchissant la mémoire à propos du modèle de la tectonique des plaques en Afrique de l'Est et, plus spécifiquement, dans la zone d'intersection triple (RRR) de l'Afar. De nombreuses cartes géologiques, tectoniques et satellitaires ainsi que des photos de terrain personnelles ont illustré l'exposé marqué désormais  par son légendaire et sympathique accent castillan de Catalogne (ainsi, pour les non initiés, le mot "boule", prononcé ainsi par J.C., signifie "bulle"). Rappelons, qu'en parallèle à son emploi au sein des Institutions Européennes, Juan Carlos poursuit un cycle d'études spécialisées en volcanologie au sein de l' "Open University". Après cette intéressante et spectaculaire présentation, beaucoup d'entre nous se sont rendus au restaurant "Le Villon" où un sympathique et amusant commis de salle nous a bien diverti et cela pour notre plus grande plaisir ! Nous y avons d'ailleurs déjà réservé une table à l'occasion de notre prochaine réunion prévue le samedi 24 juin.


24 juin : à l'occasion de notre réunion de juin, Thierry SLUYS nous a présenté deux diaporamas. Le premier concernait un voyage effectué au Sud de l'Islande en février dernier. Nous avons ainsi pu visionner quelques uns des magnifiques paysages volcaniques islandais : le complexe de dômes rhyolitiques (incluant localement des coulées d'obsidienne) multicolores de Landmannalaugar; la grande faille de Thingvellir séparant les mégaplaques eurasienne et nord-américaine (elle fût aussi à ses heures le siège du premier parlement islandais), le geyser "Geysir" (à l'origine du terme geyser) près de la plus haute chute d'eau du pays (Gulfoss), le volcan Hekla (dernière éruption en 2000) sous le soleil de minuit, le geyser le plus actif d'Islande (le Strokkur), l'île d'Heymaey où le plus récent volcan du pays trône désormais, l'Eldfell (1973), ainsi que quelques paysages de glaciers dans lequels certains blocs de glace translucide sont maculés de cendres noires provenant d'éruptions sous-glaciaires passées (celles du Grimsvötn par exemple).

Geyser Strokkur

Le second diaporama se rapportait à une expédition au volcan Nyiragongo, s'élevant au nord du lac Kivu, lui-même situé dans la branche occidentale du rift est-africain. A l'inverse de son imposant voisin qui était couronné de neige, le Karisimbi (dont le sommet fait office de frontière entre le Rwanda et la RDC), le Nyiragongo se trouve entièrement en territoire congolais. L'expédition avait comme objectif initial la découverte et l'observation du lac de lave actif de ce volcan dont le lac de lave avait été, pour la première fois, atteint par Haroun Tazieff (1958). Malheureusement, des véritables bandits de grand chemin, semant régulièrement la terreur dans cette région du Sud Kivu, en ont décidé autrement ! Venant à peine d'atteindre la lèvre abrupte du cratère du Nyiragongo, Thierry et ses compagnons d'infortune de la Société Volcanologique de Genève (P. Vetch, M. Caillet, ...) ainsi que Jacques Durieux (volcanologue d'origine belge dirigeant l'Observatoire Volcanologique de Goma), fûrent lâchement attaqués en pleine nuit par des hommes lourdement armés. Ces derniers sont parvenus à détrousser plusieurs personnes du groupe avant de s'enfuir et de s'enfoncer rapidement au coeur de la dense forêt équatoriale couvrant les basses pentes de ce vaste volcan au sommet tronqué. Lors de ce séjour mouvementé, Thierry a néanmoins eu l'occasion de voir les importants dégâts occasionnés par l'éruption fissurale qui s'est produite en 2002. Les photos, réalisées lors du survol de l'aéroport de Goma, sont particulièrement édifiantes. On y voit l'extrémité nord de la piste véritablement noyée sous un amas chaotique de lave basaltique tordue sombre au-delà duquel se trouvaient encore, à l'époque du passage de notre ami, des avions en état de vol (seraient-ils bloqués là ad vitam eternam ? ...). Les photos aériennes soulignent très clairement les diverses fractures éruptives parallèles (souvent associées en échelons) qui ont déchiré le flanc sud de l'imposant cône du Nyiragongo. Elles lézardent l'édifice depuis une zone située à quelques centaines de mètres sous le sommet jusqu'aux portes de la ville de Goma (à proximité de l'aéroport) en passant par le cône adventif du Shaheru (les coulées basaltiques sous-saturées en silice de 2002 ont d'ailleurs rempli quasi entièrement le cratère de cet imposant cône secondaire). On peut aisément s'imaginer la très grande fluidité de cette lave néphélénitique en portant son regard sur certaines hautes branches d'arbres situées sur la parcours de la coulée principale de 2002. Par endroits, la partie supérieure des branches est littéralement enrobée de paquets de lave tordus qui se sont rapidement figés sur place (processus de refroidissement de "prise rapide"). Ces amas de roche noire ont été projetés à plusieurs mètres de haut sous la force de l'impétueux torrent tourbillonnaire de lave très fluide (vitesse maximale estimée à 70 km/h). Ce diaporama s'est conclu par le survol de la grande caldera du volcan bouclier Nyamugyra.  On a pu aisément observer sur les clichés aériens qu'une extrémité échancrée de la caldera (en direction du Nyiragongo) avait été le point de passage (ou de départ) d'une longue coulée de lave basaltique. La caldera sommitale, partiellement comblée de laves récentes, était à l'époque peu profonde et percée de plusieurs cratères puits plus ou moins profonds.

L'intermède a été mis à profit pour diffuser les premières images, très spectaculaires, de l'éruption en cours au Merapi (Java Centrale, Indonésie) réalisées début et mi-juin par notre ami Thierry Dockx. On a pu ainsi visionner de véritables coulées pyroclastiques (depuis leur point d'émission) très impressionnantes qui dévalaient les pentes S-SE du Merapi (dans la région de Kaliurang).

Le cône dégazant du Nyiragongo vu de l'aéroport de Goma (Sud Kivu, R.D.C.)

Enfants de Goma posant sur le chaos superficiel des coulées de lave torsadées ("pahoehoe") de l'éruption de 2002.

En seconde partie de séance, nous avons pu apprécier un film vidéo (numérique), réalisé par un membre de la S.V.G., relatif à une expédition récente menée sur ce volcan (rappelons-le "interdit" à l'époque où Haroun Tazieff est descendu pour la première fois au fond de ce puits actif en 1959). Les images du lac de lave en fusion, très bouillonnant et remuant, étaient particulièrement spectaculaires et belles. Le film raconte, du début à la fin, le déroulement de cette expédition qui a réussi à atteindre la première plate-forme localisée sous la lèvre du cratère sommital du Nyiragongo (400 mètres seulement au-dessus du puits de feu et 300 mètres sous le bord du cratère sommital). Les quelques anecdotes ponctuant cette expédition ainsi que les images sensationnelles de la descente dans le puits actif en font un documentaire d'une très grande qualité. En épilogue, la découverte des gorilles de montagne était également très instructive et particulièrement impressionnante. C'est ainsi que l'opérateur de prise de vues s'est retrouvé à quelques mètres seulement d'un grand mal dominant (appelé "dos argenté") en train de déguster le feuillage et l'écorce d'une branche qui lui semblaient particulièrement savoureuses. Merci à la S.V.G. d'avoir autorisé la diffusion de ce film au bénéfice des membres de LAVE-Belgique;  "Le paradis à l'envers" : Régis ETIENNE ( S.V.G.).

Afin de visionner des photos du Nyiragongo et de son lac de lave actif (diamètre : env. 250 mètres), visitez la page spéciale sur le site de J-J Faugère;  "Volcans Actifs".

Pour conclure cette belle après-midi, nous avons visionné un court-métrage (réactualisé) résumant spectaculairement les périples/aventures de Thierry/Carine sur de nombreux volcans actifs de la planète. A ce sujet, Thierry SLUYS est le concepteur d'un très beau et spectaculaire poster (mosaïque de ses 15 plus beaux clichés). Pour plus d'informations, prière de le contacter par mail.

La soirée s'est poursuivie au sympathique restaurant italien "Le Villon"afin de partager notre passion devant un repas savoureux arrosé du vin du patron. Comme à l'accoutumée, l'ambiance était conviviale, bon enfant et très animée.


30 septembre : Thierry Dockx, nous a présenté un diaporama relatif à trois volcans actifs d'Indonésie. Nous avons d'abord pu voir un bel échantillon de la spectaculaire activité du Merapi qui s'est déroulée en mai & juin dernier. Thierry a eu l'occasion d'approcher la zone des coulées pyroclastiques sur le flanc SE du volcan (dans la zone des villages de Kaliurang & Kaliadem). Les images (photos et séquence vidéo) qu'il nous en a rapportées sont extraordinaires et soulignent, une fois encore, que les coulées pyroclastiques, qui semblent a priori si lentes et si peu dangereuses quand elles sont vues derrière l'objectif de la caméra, sont bel et bien un phénomène terrifiant et menaçant de par le caractère imprévisible de leurs parcours et de leur vitesse élevée (jusqu'à 200-300 km/h). L'observation d'une telle activité doit donc se faire à une distance minimale (de l'ordre de plusieurs km; rappelons que le périmètre de sécurité défini par les autorités locales correspondait à un rayon de 8 km autour du cratère sur les flancs SO, S et SE) avec la plus grande prudence en prenant également en compte les éventuelles mauvaises conditions météorologiques et/ou les nuages diffus de cendres issus d'une précédente nuée ardente. Ces deux facteurs, susceptibles de gêner voire d'empêcher le suivi à bonne distance du trajet des coulées pyroclastiques, peuvent aboutir à une menace potentiellement élevée à l'égard de l'observateur. Il n'est reste pas moins que ce spectacle est extraordinaire par sa puissance destructrice et le caractère imprévisible de la trajectoire des flots gris riches en gaz et matériaux pulvérisés en suspension. Selon notre ami, les sons et odeurs (seule une légère odeur de soufre se faisait sentir par moments en fonction de la direction du vent) étaient absents, ce qui rendait le phénomène encore plus inquiétant. Par moments, il était également possible d'observer des blocs, quelques fois d'une taille impressionnante bien qu'il manquait une référence pour évaluer l'échelle, débouler au front du lobe principale de la coulée grise. Ils avaient  probablement été arrachés du socle rocheux sur lequel le puissant courant de cendres et de gaz se déplaçait. Etant donné qu'aucune incandescence n'était visible au cours de la nuit, ces blocs ne semblaient donc pas été avoir arrachés de la partie active du dôme de lave sommital du volcan. Par contre, quelques très belles photos en pauses longues, réalisées au moment de l'aurore, montraient une nette incandescence liée aux avalanches de blocs issus du dôme actif de lave acide. Il était également intéressant d'observer, ici et là, des volutes verticales de cendres /gaz au sein du flux ardent latéral. Localement, les gaz chauds, entraînant les matériaux les plus fins, peuvent donc ainsi d'échapper vers le haut au sein du flot ardent à déplacement essentiellement latéral. Ce mécanisme s'explique probablement par le caractère tourbillonnaire/turbulent des mouvements gazeux au sein de la coulée de cendres pouvant, en fonction de la structure du terrain sous-jacent, générer, par endroits, une libération verticale des fins matériaux mais aussi une ramification latérale du flot de cendres. Il est toujours surprenant d'observer que, le long du front principal d'une coulée pyroclastique qui emprunte en général la plus grande pente, des lobes secondaires carrément perpendiculaires au flot principal se forment assez fréquemment et peuvent même, ici et là, remonter une pente. Cela nous rappelle que ce phénomène, toujours aussi surprenant, a provoqué la mort prématurée du couple "Krafft" sur les pentes du volcan Unzen, situé sur l'île de Kyushu au Japon, en 1991.

Quelques anecdotes ont ponctué le récit de notre ami passionné qui était encore cette fois accompagné dans ses aventures par Annick, sa courageuse et volontaire épouse.

Activité 2006 du Merapi -- Photos du Merapi par Thierry Dockx

La seconde présentation nous a permis d'observer la très spectaculaire et puissante activité vulcanienne du Semeru en juin dernier. Rappelons que ce volcan est le plus élevé de Java (alt.: 3676 m.) et le plus actif (en activité permanente depuis 1967). Lors de la visite de Thierry, les violentes explosions déchiraient l'air selon une fréquence d'une toutes les 10 à 15 minutes. Au nord, dans la direction des téméraires observateurs, les flancs externes du cratère actif étaient régulièrement bombardés de nombreux blocs de toutes tailles. En raison des excellentes conditions météorologiques, le panorama au sommet était sublime. Les volcans Kawah Ijen et Welirang était nettement visibles ainsi que la très belle caldera du Tengger d'où perce le fameux cône de cendres actif du Bromo, réputé pour son attrait touristique (on atteint son cratère fumant par un escalier de bois) et religieux (fête annuelle du Kesodo).

La troisième partie nous a dévoilé les beautés du volcan Rinjani situé sur l'île de Lombok. Cet imposant volcan, le second plus haut d'Indonésie (3726 m.) après le Kerinci situé sur l'île de Sumatra, dont la caldera (caldera Segara-Anak = fils de Segara) contient un lac d'eau douce, localement légèrement acide, et d'où émerge un petit cône de scories/cendres, le Barujari. Des villageois de l'île de Lombok vont régulièrement pêcher dans ce lac et font sécher leurs captures sur place. Le dénivelé entre le sommet du Rinjani et son lac de caldera est impressionnant : 1800 mètres ! Rappelons que Thierry était sur ce volcan lors de sa dernière grande éruption en 1994. Ce fût d'ailleurs sa première expérience de volcanophile et, depuis lors, il n'arrête plus de sillonner les coins du monde riches en volcans actifs en compagnie de son épouse, Annick, ou de quelques camarades aussi "fous" que lui dans cette passion (je pense notamment à nos amis Thierry Sluys et Juan-Carlos Molina dont la devise est : "hasta la victoria siempre" ... & qui a prononcé cette célèbre phrase ? Eh oui c'est bien le fameux cubano-argentin au béret noir frappé de l'étoile rouge ! Bref, pour en revenir à nos moutons que sont les volcans, les images du point culminant de Lombok étaient très tout simplement sublimes, grâce aussi aux excellentes conditions météorologiques régnant lors de la visite de nos amis.

Finalement, nous avons visionné une séquence vidéo tournée au Merapi au cours de deux périodes distinctes. Nous y avons pu voir la dynamique des coulées pyroclastiques ainsi que la fuite inopinée, en 4x4, de deux journalistes indonésiens pas très téméraires, à moins que ce soit Thierry & Annick qui aient été assez inconscients. A la vue des dégâts provoqués par la principale coulée pyroclastique du 15 juin, ayant ravagé le petit village de Kaliadem et tué deux villageois réfugiés dans un bunkers de protection, on pencherait plutôt pour la seconde hypothèse ! Dommage que Thierry n'avait pas prévu d'amener son vélo de course pour pouvoir éventuellement fuir à toute vitesse ! Hola, sorry,  j'avais oublié Annick !!! Il eut fallu donc prévoir un tandem !

Vingt-cinq personnes se sont retrouvées au restaurant thai-vietnamien situé à quelques encablures du cimetière d'Ixelles. La bonne humeur et l'enthousiasme étaient évidemment une nouvelle fois de mise au cours du dîner d'après réunion. Merci à toutes et à tous d'être venus et, particulièrement, au nombreuses nouvelles têtes (particulièrement aux compagnons cyclistes de Thierry et aux personnes qu'il a rencontrées au Semeru, c'est-à-dire les courageux Jean-Michel Mestdagh et son épouse qui, résidant dans la région de Tournai, ont fait le déplacement jusqu'à Bruxelles (110 km svp !) à l'occasion de cette belle réunion. 

Voir quelques photos en page d'accueil !


9 décembre: Thierry Sluys a présenté deux superbes films qui retracent ses séjours sur l'Etna au début et à la fin du mois de novembre. En cette fin novembre 2006, l'activité du géant sicilien était particulièrement spectaculaire et variée, Notamment, son cône le plus actif, le SE, a libéré trois coulées pyroclastiques, évènements exceptionnels sur ce volcan.  En complément de son matériel, Thierry Sluys a projeté un film vidéo intitulé: " Je parle aux volcans", réalisé par un volcanophile suisse, Régis ETIENNE. Ce film vidéo est subdivisé en 4 parties : Etna , Dallol, Erta Ale, Lengai. Nous le remercions évidemment de son aimable collaboration !


Thierry, Bernard, Claude, Juan & Robin et le cône SE
Cliquez pour visionner les photos de Luc Calvi (fin novembre)

Evolution possible du dynamisme éruptif de l'Etna (vers un type plus explosif) < "Letters to Nature/Natue/Vol 412/30/08/2001"

Transition of Mount Etna lavas from a mantle-plume to an island-arc magmatic source

Transition des laves du Mt Etna d'une source magmatique de panache mantélique à une source magmatique d'arc insulaire (contexte de subduction)

Pierre Schiano , Roberto Clocchiattlt, Luisa Ottolini & Tiziana Busa
Laboratoire "Magmas et Volcans", Université Blaise Pascal, CNRS UMR SSiC OPGC, 5 rue Kessler, 63038 Clermont-Ferrand, France Laboratoire Pierre Sue, CEA CNRS UMR 9956, Centre d'Etude Nudeaireck Saclay, 91191 Gif-sur-Yvette, France
Centro di Studio per la Cristallochimica e la Cristallografia-CNR, via Ferrata 1, 1-27100 Pavia, Italy
Dipartimento di Scienze Geologiche, Universita di Catania, Corso Italia 55, 1-95129 Catania, Italy

Le Mont Etna se situe à proximité de la frontière entre deux régions qui présentent des différences significatives au niveau du type de volcanisme. Au nord, le volcanisme des Iles Eoliennes est présumé être associé à la subduction de la lithosphère Ionienne. Sur la grande île de Sicile, toutefois, aucune évidence chimique ou sismologique de volcanisme de subduction n’existe, et, donc, on pense que le volcanisme, incluant le Mt Etna lui-même, est issu de la remontée d’un matériau mantélique, associée à différents processus tectoniques superficiels. Mais l’absence d’évidence géologique eu égard à la composition primaire du magma du Mt Etna signifie que les caractéristiques de sa source restent controversées. Dans cette étude, nous avons analysé la composition des éléments en traces d’une série de laves émises par le Mt Etna sur les 500.000 derniers ans et préservées comme inclusions fluides dans des phénocristaux d’olivine. Nous montrons que le changement de composition dans les magmas primaires du Mt Etna reflète une transition progressive à partir d’un panache mantélique prédominant à un manteau avec une plus grande contribution de basaltes d’arc insulaire (liés à la subduction). Nous suggérons que celui-ci est associé avec le déplacement vers le sud de la plaque ionienne, qui a été juxtaposée avec un panache mantélique sous la Sicile. Ceci implique que le volcanisme du Mt Etna est devenu plus calco-alcalin, et donc plus explosif, pendant son évolution.

Traduction de l'anglais par Alain M.