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"Activités" L.A.V.E.-Belgique

film (gif animé)

Dernière mise à jour le 27 janvier 2007


En 2004

Cette année, nous avons déjà eu:

10 janvier : Bernard Fontaine nous a présenté 700 diapositives réalisées lors d'un voyage consacré à la visite de plusieurs volcans chiliens et boliviens (en 2002). Nous avons pu ainsi admirer les superbes paysages d'une large zone, s'étendant sur ± 700 km, de la Cordillère des Andes comprise entre le sud-ouest de la Bolivie (Province du Lipez) et les régions du Chili septentrional. Bernard & Nadine ont pu notamment approcher les cratères des volcans Licancabur & Lascar, ce dernier étant le volcan le plus actif de cette région frontalière. Des images de la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde, Chuquicamata, et du lac le plus haut du globe, le Titicaca, ont ponctué cet exposé.

Comme d'habitude, la soirée se termina en toute gaîté dans un bon restaurant. Cette fois, nous jetâmes notre dévolu sur "La Mamma" où certains dégustèrent de succulentes pizzas ("pizze") alors que d'autres goûtèrent un plat de pâtes fraîches, évidemment préparées & cuisinées à l'italienne.


21 février : c'est dans une ferme habitée par des moines bénédictins que Thierry Sluys nous a présenté 3 diaporamas "volcans" (au total 16 volcans) et 1 série de diapos réalisées au cours d'un récent week-end à Venise où se déroulait le célèbre carnaval de la Cité des Doges. En première partie, nous avons pu voir des diapos de trois volcans parmi les plus actifs des Philippines, à savoir le Mayon, le Taal et le désormais célèbre Pinatubo. Le Mayon dresse son cône parfait en forme de toupie au-dessus de la plaine de Legaspi et fait l'objet d'une étroite surveillance du PHIVOLCS, le bureau de surveillance sismologique et volcanologique des Philippines. Depuis 2000, ce volcan connaît une nette recrudescence d'activité qui se manifeste essentiellement par l'émission de coulées pyroclastiques. La dernière éruption meurtrière du Mayon date de 1993. Depuis lors, le PHIVOLCS a installé un réseau de surveillance (principalement sismique) autour du volcan pour tenter de prévenir ses éruptions potentiellement dévastatrices et meurtrières. Nous nous rendrons ensuite au Taal, volcan situé à ± 60 km au sud de la capitale. De par sa structure et son type de magmatisme explosif, ce volcan est l'un des plus dangereux de l'archipel philippin. Le Taal est formé de deux volcans emboîtés dont chacun des  cratères contient un lac d'eau douce. Le diamètre de la caldera est de ± 30 km. L'île centrale, "Volcano Island",  contient une zone d'activité fumerolienne assez active le long d'un secteur de la berge du lac de cratère et, à son extrémité, un cône de scorie et de cendre issu de la dernière grande éruption meurtrière de 1965. Sur ce volcan, les volcanologues philippins mesurent en priorité les variations de températures susceptibles d'être associées à une reprise d'activité. Le périple se terminera par la visite du désormais célèbre Pinatubo qui délivra une éruption particulièrement violente en juin 1991, après 611 ans de repos. Cette crise éruptive fût particulièrement bien suivie par les volcanologues américains de l'USGS du fait que le volcan se trouvait à proximité de la plus grande base militaire américaine de l'archipel, la base Clark. Les signes précurseurs de réveil de ce volcan "gris" étaient nombreux et évidents : apparition de fumerolles, accroissement des températures, nombreuses secousses sismiques de type "tremor", et finalement formation d'un dôme au sein du cratère. Les clichés réalisés à partir d'avion fournissent une vue d'ensemble du cratère, rempli aujourd'hui d'eau douce, ainsi que des pentes instables très ravinées et couvertes de nombreux dépôts de lahar. Par endroits, à proximité du cratère, les dépôts de matériaux pyroclastiques atteignent 200 mètres d'épaisseur.

Le cratère du Pinatubo vu fin 2003 (photo: T. Sluys)

Nous quitterons les Philippines sur de belles images de coucher de soleil en Mer de chine avant de nous rendre dans un endroit tout aussi somptueux, le Parc de Yellowstone dans l'Ouest américain (se trouvant principalement dans l'Etat du Wyoming) où nous découvrions une série de sites à activité hydrothermale tout aussi magnifiques les uns que les autres. Le fameux geyser Old Faithfull (le Vieux Fidèle) qui vomit son torrent d'eau chaude et de vapeur toutes les 30 à 60 minutes; Tower Falls et ses versants corrodés par l'activité hydrothermale contemplé notamment du lieu panoramique dénommé si justement "Artist Point". Nous admirerons également de belles vasques calcaires, où le torrent est pétrifié par d'impressionnantes concrétions minérales, ainsi que des bassins multicolores au centre desquels la zone d'eau la plus chaude, d'un bleu azur intense, est d'une beauté spectaculaire. Les bisons, élans, biches, loups et autres grizzli sont ici dans leur élément ! Nous terminerons ce voyage dans le NO américain par la visite du Parc National "Devils Tower" au centre duquel s'élance vers le ciel un piton rocheux formé par d'impressionnantes orgues basaltiques où les alpinistes les plus expérimentés du monde entier viennent s'adonner à leur passion.

La dernière étape volcanique du jour nous conduira en Indonésie où nous découvrirons d'abord une zone de réhabilitation à la vie sauvage pour les nonchalants Orang-outang (les hommes de la forêt) avant de gravir les pentes des volcans Sibayak et Marapi situés tous deux sur l'île de Sumatra. Après un court détour vers le fameux lac Toba et son île centrale habitée par les Dayaks, nous traverserons le détroit de la Sonde afin d'aller contempler quelques uns des plus beaux volcans actifs de l'île de Java. Nous irons observer tour à tour le Papandayan qui est entré en éruption en novembre 2002, le lac de cratère du Talagabodas, le Galunggung dont la dernière grande éruption s'est produite le 17 août 1982, la zone volcanique et hydrothermale du plateau de Dieng qui a connu une recrudescence d'activité en août 2003, le volcan Kelut avec ses tunnels superposés construits par les hollandais afin d'évacuer, à l'époque, l'énorme volume d'eau accumulé dans le lac de cratère après l'éruption meurtrière de 1919 où plus de 5000 personnes perdirent la vie, l'immense caldera du Tengger tapissée de cendre et couronnée par ses deux cônes actifs que sont le Bromo et le très actif Semeru caractérisé par ses fréquentes explosions vulcaniennes produisant des panaches en forme de chou-fleur et finalement le fameux Kawah Ijen , le volcan le plus oriental de l'île de Java, couronné par son cratère rempli d'un lac très acide (PH ±.01) d'une belle couleur vert-émeraude et marqué par une zone d'intense activité fumerollienne exhibant des dépôts de soufre massif, encore exploités manuellement aujourd'hui malgré l'acidité élevée des gaz. A cause de l'inhalation de ces gaz très nocifs, ces travailleurs courageux du soufre ne vivent souvent pas au-delà de l'âge de 40 ans. Notre tour indonésien se clôturera par l'ascension du volcan sacré Agung dont le cratère trône du haut de ses 3142 mètres sur la très belle et luxuriante île de Bali.

L'après-midi de présentation fût entrecoupée de pauses "apéritif" et la soirée se déroula autour d'un buffet campagnard très savoureux, évidemment bien arrosé, au cours duquel les diverses discussions "volcaniques" constituèrent à nouveau la plat principal. Encore un grand merci à Thierry & Carine pour cette agréable soirée !

13/03/2004 : Santorin, l'ombre de l'Atlantide par Louis Jamar
L'île de Santorin fût pulvérisée par une éruption colossale il y a environ 3500 ans et donna naissance au mythe de l'Atlantide. Il eut comme effet d'anéantir la civilisation minoënne qui peuplait cette partie de la Méditerranée. L'éruption paroxysmale déchargea une grande quantité de magma ce qui provoqua l'effondrement de l'île sur elle-même (processus similaire à Krakatoa en 1883). Il ne reste aujourd'hui que trois îles dont Thera, la plus grande, et Nea Kameni, la plus jeune.


08 mai: Volcans du Sud Japon (mars 2004) & du Nicaragua (février 2003) par Thierry Sluys avec la collaboration de Thierry Dockx pour les volcans du Nicaragua.

Les volcans actifs de Kyushu (vue du nord)

Après avoir traversé Tokyo à toute allure, le fameux Fuji-Yama ou Fuji-San, recouvert en grande partie de neige et dégazant légèrement, se dresse fièrement devant nos yeux. Mais pas le temps d'admirer plus longuement ce beau cône de 3776 mètres d'altitude et dont la dernière éruption a eu lieu en 1708. En effet, il faut déjà reprendre la longue route qui mènera nos 5 volcanophiles  franco-belges (à savoir Juan Carlos Molina, Daniel et Chantal Brazilier, et nos deux Thierry) vers la 3ème grande île du Japon, celle de Kyushu, qui est aussi la plus méridionale. En leur compagnie, nous commencerons par visiter la célèbre et très belle région hydrothermale de Beppu avec ses innombrables sources d'eau chaude et jets de vapeur brûlants. A cette époque de l'année, l'île est encore recouverte de neige, excepté dans les zones les plus chaudes à l'instar de la ville thermale de Beppu nichée au creux d'une baie entaillant la côte NE de la grande île. Les temples et dragons se succèdent tour à tour pour nous faire comprendre qu'ici la tradition shintoïste tient encore une place prépondérante dans le vie des populations. On comprendra rapidement que la quiétude, la sérénité, l'extrême courtoisie et la politesse associées à la discipline des Japonais sont des qualités qui ont enthousiasmé nos 5 volcanophiles pressés de visiter le plus de volcans et de curiosités locales.  Après une longue promenade bucolique  dans les rues et ruelles de Beppu, un téléphérique nous amènera sur les hauteurs de la ville d'où nous admirerons, d'un côté, la baie et sa cité fumante et, de l'autre, les montagnes toujours fumantes de l'intérieur de l'île de Kyushu. A cette occasion, les charmantes jeunes filles nippones ne manqueront pas d'afficher leur joli sourire et leur joie de vivre pour notre plus grande joie. Après ces moments rafraîchissants et bouillonnants à la fois, il est grand temps d'aller observer de plus près les cônes fumants du Japon méridional. Nous débuterons la visite par le volcan Kuju situé dans la partie centro-nord  de l'île, et plus exactement au nord de la grande caldera de l'Aso San. Comme son cratère fumant le prouve, ce volcan est toujours bien actif. Après avoir rapidement déambuler dans les rues de la ville nichée au pied du monstre enneigé assoupi, nos amis rencontrent un vieil homme à la barbe blanche qui les emmènera avec plein d'enthousiasme vers les pentes du complexe volcanique du Kuju. La neige et la glace livrent à ce paysage, certes déjà impressionnant, des tons et des irisations superbes qui se reflètent jusque dans les feuilles gelées des arbustes couvrant les flancs de la montagne. Après quelques heures de marche dans une épaisse couche de neige, nous parvenons enfin au but, le cratère fumant et ponctué de soufre massif du Kuju. Les bords de la cavité dégazant sont parsemés de blocs épars témoignant de précédentes explosions qui ont du être violentes. Après cette ballade revigorante, nous rejoignons le grand volcan de l'île, l'Aso San. Ce géant est formé d'un cône actif (le Naka-Dake) qui renferme un lac d'eau acide à couleur variable. Il est niché au centre d'une vaste caldera elliptique dont le grand axe s'étire sur 25 km et le petit axe sur 18 km. Par ailleurs, la caldera, vieille d'environ 300.000 ans, est parsemée de nombreux cônes de scorie et de cendre (cinder cones).  Des échoppes de souvenirs divers (minéraux, roches, origame, ...) sont disposés sur le rebord du cratère fumant mais, à la surprise de nos 5 compagnons de voyage, les vendeurs y sont absents. Une tirelire fait office de caisse ! Rappelons que l'Aso San est un volcan dangereux en raison notamment d'explosions phréato-magmatiques qui peuvent se révéler tout aussi bien violentes qu'imprévisibles, comme en témoignent les nombreux abris bétonnés édifiés sur le pourtour du cratère actif. Les émanations de gaz, principalement de CO2, représentent également une autre menace majeure pour le visiteur. Après avoir admiré ce magnifique cratère sous une lumière rasante, il est déjà malheureusement temps de rejoindre l'hôtel, semble-t-il d'un genre assez particulier.

La caldera de l'Aso San vue du ciel (modéle topo SRTM + image Landsat 7)

Après une courte nuit de récupération, nos 5 aventuriers des volcans reprennent la route en direction du Sud qui les conduira à la pointe sud de l'île de Kyushu. Après un court arrêt sur les hauteurs de la baie de Kagoshima où nous bénéficions d'une vue imprenable sur son volcan mythique, le Sakura-Jima, nos amis arrivent finalement aux installations thermales de sables noirs et chauds d'Ibusuki. De là, une superbe vue sur le volcan pointu Kaimon-Dake s'offre à nous. Ici, il faut bien faire attention à ne pas circuler n'importe où. En effet, il y a des corps de nippons quasi entièrement enterrés. Il sont en train de cuire au feu volcanique doux mais persistent de la région ! C'est étrange ! Seules les têtes sereines dépassent de la cendre chaude. Le corps enrobé dans un kimono blanc est entièrement recouvert sous une épaisse couche. Au cours de cette pose longue, l'immobilité est évidemment de rigueur. Tous les visages semblent comme adoucis par la chaleur volcanique. C'est impressionnant ! Mais reprenons à présent la route vers Kagoshima où la pluie s'est invitée à l'improviste. Le frère-jumeau du Vésuve est dans la purée de poids. On ne distingue que sa moitié inférieure. Sans hésiter un instant, nos compères décident de rejoindre le fameux volcan Unzen, tristement célèbre pour avoir repris la vie trop tôt au couple de volcanologues le plus célèbre au monde, Katia et Maurice Krafft. Le tueur gris s'est aujourd'hui assagi et s'est réassoupi pour une période indéterminée. La route en lacets nous mène de la ville de Shimabara vers le dôme de lave pâteuse aujourd'hui immobile mais toujours fumant. De la station de téléphérique, on observe encore une petite aiguille de lave consolidée pointant le nez vers le ciel au sommet du dôme Fugen. Au coucher du soleil, la végétation arbustive verglacée ajoute une touche d'une étrange beauté. Les essaims d'arbres calcinés marquent l'emplacement des diverses coulées pyroclastiques qui ont semé la terreur dans la région de 1991 à 1993. Au loin, des ponts métalliques verts posent en travers de la vallée empruntée par les nuées ardentes et les avalanches de débris durant la crise éruptive. Mais, malheureusement, le temps commence à manquer.

La presqu'île fumante du Sakura-Jima vue du nord

Vite, il faut absolument rejoindre la région du Sakura-Jima avant de  filer directement à l'aéroport de Kagoshima où un Cessna attend impatiemment les 5 compères. Seul un créneau de 45 minutes est encore disponible pour survoler le majestueux et redoutable Sakura-Jima. Mais, cela valait vraiment la peine de s'empresser pour ne pas rater ce vol. Le pilote fait le tour du volcan couronné par un profond cratère dégazant dans des nuances bleutées. L'arête du cratère est étroite et les pentes sont très ravinées. Un ancien cratère à fond plat s'étale sur le sommet septentrional. Un sentier semble relier l'ancien cratère à l'actif, le Minami-Dake. Mais qui risquerait de s'y aventurer pour aller voir directement dans la gueule du monstre ? Le sommet du volcan est interdit au public, et comme ici au Japon, toutes les règles en vigueur sont respectées, il n'est pas nécessaire d'ériger des barrières. Seule une inscription témoigne de cette interdiction. Encore faut-il savoir la décrypter !!! A grands regrets, nous remontons à toute berzingue vers Tokyo; soit 1500 km de route. Mais avant de monter dans l'avion qui les ramènera à la maison, nos amis décident de revoir une dernière fois le cône quasi parfait du mythique Fuji-Yama. Cette fois, ils le verront du Nord, de la région des lacs. Une nouvelle fois, la vue de ce magnifique volcan au lever du jour est étincelante de couleurs. Une dernière fois, la sérénité envahit paradoxalement mais agréablement notre âme volcanique sans cesse en quête de nouvelles sensations de chaleur, de secousses et d'odeurs soufrées.

Pour voir des photos de ce voyage : http://users.skynet.be/volcans/Japon/KS.htm

L'île de Kyushu (modèle topo SRTM 3"arc drappé par image Landsat 7 ETM+) vue du sud.

Cartes des volcans du Nicaragua : 1 ; 2

Les volcans du Nicaragua sont alignés le long d'une cordillère, alignée NO-SE, qui borde la côte pacifique. Le volcan actif le plus proche de la capitale, Managua, est le Masaya. Il est formé par une vaste caldera renfermant plusieurs cratère. Le plus actif d'entre eux est le Santiago où l'on pouvait apercevoir de l'incandescence jusqu'à il y a peu. Le Masaya est facilement accessible et, pour les Nicaraguéens, il est un lieu de promenade habituel le week-end. Le Masaya a la caractéristique d'émettre un panache riche en dioxyde de soufre qui, de par la morphologie du volcan et les vents dominants de l'endroit, s'étale à basse altitude vers des lieux habitués. La présence de nombreux arbres morts aux alentours de la caldera et jusqu'à proximité de la côte pacifique témoigne de la puissante corrosivité du panache. Après le Masaya, l'imposant lac de cratère de la caldera d'Apoyo nous donne une impression de fraîcheur dans ce pays où la température atteint régulièrement les 40°c.. Le Momotombo est un cône pointu à pentes très raides qui se dresse sur le bord sud du Lac Managua. A son pied, se dresse une centrale géothermique conçue en partie par des ingénieurs belges. La région n'est pas seulement dangereuse en regard à la menace volcanique mais aussi par la présence de nombreux serpents venimeux (principalement des crotales appelés dans la région "cascavel"). Le sommet du volcan, balayé par un vent puissant, présente une cavité en forme de fer à cheval qui est tapissée par des concrétions de soufre disposées en plaques. Le sol argileux dégaze abondamment mais la vue du sommet vers le Lac Managua et le Momotombito est magnifique. Mais il est déjà temps de redescendre pour rejoindre la belle ville de Léon. A l'inverse de Managua, le style colonial des édifices lui confère le cachet d'une authentique ville latino-américaine. Dans la salle, on peut imaginer le puissant parfum se dégageant des fleurs exotiques des parcs de  la ville. Mais l'heure n'est plus aux flâneries bucoliques, il nous faut rejoindre le volcan Telica qui dégaze toujours abondamment. Ce volcan est l'un des plus actifs du Nicaragua. Son cône de cendre s'élève au dessus de la plaine de Léon et est coiffé par un profond cratère. Pendant que Pedro, le technicien du service de volcanologie de l'INETER, effectue des mesures à distance de la température du fond du cratère au moyen d'une télécaméra thermique, nos volcanophiles remarquent les nombreux blocs éparpillés autour du cratère et se rendent compte du danger potentiel de ce volcan en cas d'explosion soudaine. Non loin de ce volcan facilement accessible se trouve une petite zone géothermale où bouillonnent notamment des mares de boue. Il faut circuler prudemment car l'endroit est dangereux. Le San Cristobal est un beau cône de cendre qui se dresse fièrement et fumant au nord de la plaine de Léon. Sur son flanc sud est juché le volcan Casita sur les pentes duquel s'est produit un énorme glissement de terrain qui s'est produit le 30 octobre 1998 lors du passage de l'ouragan Mitch. La montée du San Cristobal s'effectue sous un soleil de plomb mais vaut le détour. Sur le chemin, un série d'arbres morts dénotent le caractère très acide et donc très corrosifs des gaz libérés par ce volcan. Enfin, nos amis atteignent le sommet qui surplombe le cratère actif d'une centaine de mètres. Ici encore, le sol est argileux suite à leur attaque par les gaz acides (altération hydrothermale). Il faut cheminer avec précaution pour atteindre la lèvre du cratère grondant mais l'effort en vaudra la peine. A peine penché au-dessus du gouffre, on observe un puissant dégazage émanant d'une cavité ouverte en oblique sur le plancher du cratère et qui prend en écharpe la paroi opposée. La bouche exhale de puissantes bouffées de gaz bleutés et est rougeoyante. Le spectacle est impressionnant mais la chaleur est quasi intenable. Après s'être imprégné de l'humeur de ce démon, nos amis décident de partir pour le volcan le plus septentrional du Nicaragua, le Coseguina. La route dans la forêt inextricable est longue et pénible mais, encore une fois, les efforts seront récompensés à leur juste valeur. Parvenus sur l'arête de la caldera, une vue imprenable et spectaculaire attend nos amis. A leurs pieds, un beau lac s'étend dans un vaste cratère abritant en grande partie un végétation arbustive. Pedro effectue quelques observations à la jumelle et note une variation de couleur du lac. Le dernier volcan que nous visiterons en compagnie des nos aventuriers volcanophiles sera la fameux Cerro Negro. Ce volcan est le plus actif du pays et est formé d'une série de cône de scorie et de cendre au sud de la cordillère de Léon. Le cône le plus récemment actif est complètement noir (basaltes) et jalonné de dépôts soufrés. Mais rien ne vaut le point de vue du sommet du cône éteint Las Pilas ! Ce dernier effort dans une chaleur étouffante sera récompensé par une vue exceptionnelle sur toute la cordillère volcanique de Léon.

Pour des photos, voir : http://users.skynet.be/volcans/Nicaragua/Nicaragua.htm

 La fin de soirée s'est déroulée au restaurant "La Mamma" en compagnie notamment de quelques volcanophiles de l'association "VOLCANO" (Nord de la France). Pour les plus noctambules et fêtards, la nuit s'est poursuivie dans un bar "branché" (spécialité rhum à gogo) du centre de Bruxelles dont je ne me rappelle plus le nom ... après avoir ingurgité quelques 16 types de rhum différents servis sur deux plateaux enjôleurs.


12 juin : Volcanisme et volcans des îles Canaries par Juan Carlos Molina

Juan Carlos entame son exposé en nous présentant les différentes théories susceptibles d'expliquer le volcanisme des îles Canaries. La plus ancienne est celle du point chaud qui associe l'archipel des Canaries à celui d'Hawaï. Cependant, plusieurs faits ne sont pas cohérents avec ce modèle, principalement la chronologie des différentes activités au cours du temps (volcanisme contemporain de La Palma et de Lanzarote). D'autres imaginent un point chaud oblique qui engloberait l'ensemble des Canaries et pourrait expliquer les activités simultanées des îles occidentales et orientales. La théorique la plus récente met en jeu une vaste anomalie thermique sous une zone qui s'allonge de l'archipel canarien au rif du Maroc septentrionale. L'alignement NE-SO des nombreuses failles et des épicentres sismiques, s'égrenant du Maroc à La Palma, soutiennent cette hypothèse. D'un point de vue tectonique, l'archipel canarien serait formé d'une série de horsts et de grabens se succédant en alternance. Les mouvements de soulèvement et d'affaissement le long des failles régionales limitant les différents blocs, et qui surplombent un vaste panache mantélique, pourraient expliquer en grande partie la chronologie récurrente des diverses manifestations éruptives. Dans les zones soumises à une extension, le magma pourrait ainsi se frayer un chemin jusqu'à la surface lors des épisodes d'extension/ rifting. D'autre part, les nombreux mouvements de surrection et de subsidence compris entre les mégafailles profondes pourraient expliquer les nombreux transports de masse de grande ampleur qui ont affecté la plupart des îles, principalement à Tenerife, El Hierro, et la Palma. Ensuite, Juan nous présentera le volcanisme de chaque île qu'il a étudié sur le terrain en compagnie d'étudiants au cours d'une formation internationale en volcanologie (dans le cadre des formations d'Open University). Nous visiterons d'abord l'île de Tenerife sur laquelle se trouve la capitale administrative. Juan nous expliquera que les vents alizés du NE génèrent des épais nuages qui s'accumulent par périodes sur les versants E des îles les plus hautes (Tenerife, La Palma, La Gomera, El Hierro). Les photos de ces barrières de nuages prises d'avion sont très spectaculaires. Tenerife est formé de trois volcans dont le plus récent forme l'ossature centrale de l'île et se présente sous la forme d'une vaste caldera ouverte vers le nord, c'est la caldera de Las Canadas percée en son centre par le cône élancé récent du Teide.  La visite des lieux permet de découvrir une grande variété de morphologies et d'édifices éruptifs. On passe souvent rapidement d'horizons formés de matériaux pyroclastiques acides (phonolitiques) à des niveaux scoriacés basaltiques. L'absence générale de transition entre ces deux types de matériaux témoigne de l'immiscibilité des magmas dont sont issus ces deux types principaux de matériaux (l'image en serait l'impossible mélange entre l'huile et l'eau). La grande caldera de Las Canadas se serait formée suite à un gigantesque effondrement qui aurait emporté un énorme volume de matériaux vers le Nord jusqu'à l'océan. Ce ne serait donc pas une caldera d'effondrement classique comme celles que l'on trouve notamment à Hawaï. Le massif du Teide est un parc naturel où circuler est strictement réglementé. Un téléphérique permet d'emmener les visiteurs jusqu'au point le plus élevé de la caldera et de là une autorisation administrative est nécessaire pour gravir les dernières centaines de mètres séparant le sommet du cône terminal encore fumant. A Tenerife, la dernière manifestation volcanique a eu lieu en 1909 sur les contreforts NO du Teide. A signaler qu'un bel hôtel (appelés en Espagne Parradones) se niche au fond de la caldera de Las Canadas, ce qui permet de découvrir à son aise les magnifiques paysages de ce site volcanique, parmi lesquels, les nombreuses structures appelées "roques" (necks) . Du point de vue géologique, on signalera la présence de trois rifts séparés par un angle de 120° et de nombreux cônes de scorie monogéniques. L'île de Lanzarote est de loin la plus désertique et la moins humide. La végétation y est uniquement arbustive. Au nord de l'île, de belles coupes mises à nues par l'érosion marine dans des cinder cones  permettent d'observer la structure interne d'un édifice avec son dyke d'alimentation et ses différents dépôts.  A signaler qu'à cet endroit la mer est d'une magnifique couleur bleue turquoise. De nombreux édifices phréatomagmatiques émergent dans la région nord de Lanzarote et sont reconnaissables par leur faible rapport entre leur hauteur et le diamètre de leur cratère. Il y a de belles coupes où l'on peut également observer les dépôts phréatomagmatiques et des structures étranges (boules ocres appelés pépérites issues du volcanisme sous-marin). Dans la région septentrionale de l'île s'élance un cône de scorie vieux d'un million d'année mais qui semble beaucoup plus récent. Son flanc E est percé de nombreux tunnels de lave superposés mis en évidence par la géophysique. Le faible taux d'érosion, dû principalement à la rareté des précipitations, a permis la bonne conservation de l'ensemble des structures volcaniques de Lanzarote. Finalement, nous découvrions l'attraction "numéro un" de Lanzarote, l'ensemble volcanique de Timanfaya qui s'est formé entre 1703 et 1736. C'est un parc naturel où l'accès est strictement réglementé. En compagnie de Juan, nous découvrirons un laboratoire scientifique souterrain au niveau duquel règne une température élevée. La température maximale mesurée est de 612°c. Dans ce laboratoire troglodyte travaillent des scientifiques de divers pays, dont un géophysicien belge, issus de diverses disciplines. Une multitude de capteurs de température et un extensiomètre composent la base de l'instrumentation. Par ailleurs, la forte anomalie thermique associée à la zone de Timanfaya permet de montrer aux touristes ce dégagement de chaleur sous forme spectaculaire (création artificiel de geysers, mise à feu de paille). On admirera également un bel alignement de cônes de scorie édifiés le long d'une fissure volcanique (semblable à celle du Laki en Islande). Après Lanzarote, nous nous envolons vers l'île d'El Hierro, une des plus récentes. Cette île est caractérisée par la présence d'une énorme échancrure lézardant son flanc NO. El Golfo est le témoin d'un énorme glissement (transport de masse) qui se serait produit il y a ± 15.000 ans, c'est-à-dire hier à l'échelle géologique. D'autres phénomènes similaires (au moins trois) se sont produits sur cette île. Partons à présent pour l'île de La Gomera. C'est une île circulaire  âgée de ± 2.35 MA où existe encore aujourd'hui une communication originale, par sifflements. Finalement, nous visiterons l'île de La Palma où a été enregistrée la dernière manifestation éruptive aux Canaries.  Le Nord de l'île est formé par une immense caldera d'avalanche (Taburiente). Une randonnée spectaculaire dans une étroite vallée permet d'observer une coupe quasi complète à travers ce volcan, mais gare aux précipitations inopinées qui peuvent rendre cette ballade tragique. La randonnée débute dans une épaisse série de laves en coussins (pillow lavas) qui se sont formées à grande profondeur (>600 mètres). C'est l'ossature du volcan quand il était encore sous-marin. Vers l'E, l'apparition de vacuoles dans les pillow lavas témoigne de l'émersion progressive du volcan. Simultanément apparaissent des structures d'injection magmatique (dykes, sills) qui deviennent de plus en plus nombreuses et imposantes vers l'est. Ces structures recoupent les laves en coussin mais aussi l'encaissant formé principalement de gabbros (partie supérieure d'une formation ophiolitique de croûte océanique ?). Arrivé à l'extrémité du défilé face à la paroi de cet amphithéâtre d'érosion qu'est la caldera ouverte de Taburiente, on est frappé par la multitude et l'enchevêtrement des structures d'injection magmatiques. Une autre fait majeur est la présence de nombreux gros blocs qui se sont détachés suite à des mécanismes d'érosion agressive par l'eau ou qui vont se désolidariser prochainement de leur gangue. Les dykes basaltiques peu épais semblent les plus nombreux et pour la plupart s'alignent parallèlement entre eux. Lorsqu'on observe de plus près  le voisinage de ces dykes, on aperçoit, par endroits, un métamorphisme de contact dans l'encaissant ainsi qu'une bordure de prise rapide (quenching ou refroidissement rapide) dénuée de toute minéralisation. Des minéraux d'altération secondaire (zéolites,...) remplissent généralement les vacuoles des basaltes filoniens. Hormis la géologie, les paysages de cette zone sont superbes. Une photo montrant cascade de nuages basculant vers l'intérieur de la caldera est particulièrement spectaculaire. A signaler que le sommet de la caldera est occupée par une série de télescopes de l'agence spatiale européenne (c'est la Mauna Kea européen). Au centre et au sud de l'île s'expriment les manifestations volcaniques les plus récentes des Canaries (celles de 1949 et de 1971 - cône du Teneguia). La crise éruptive de 1949  a été de loin la plus intense. Il y a même eu formation d'un lac de lave au sein du cône de scorie principal. Ce lac de lave a débordé et les coulées ont circulé en tunnel jusqu'à une zone située à proximité de la côte. Les coulées se sont épanchées vers l'ouest et vers l'est à partir de la faille axiale principale (rift appelé Cumbre Vieja) qui coupe l'île en deux dans sa partie centrale et méridionale. La lave était extrêmement fluide (lave pahoehoe) et le volcanisme essentiellement de type hawaïen. L'activité a repris 22 ans plus tard et a formé un petit cône strombolien, le Teneguia, au pied nord d'un plus grand cône de scorie. Le fait géologique le plus spectaculaire, mais aussi le plus tragique, est la présence de cette faille tectonique régionale dite Cumbre Vieja. Certains scientifiques, plutôt catastrophistes, craignent d'énormes glissements de terrain engendrés par les mouvements soudains de la dite faille. Un effondrement pourrait affecter, dans un futur plus ou moins proche, la partie sud-ouest de La Palma et provoquer un énorme glissement de terrain dont la masse entrerait soudainement en mer en créant instantanément un raz de marée (tsunami) en direction ouest. Certains signalent que ce tsunami pourrait ravager une grande partie de la côte est des Etats-Unis en quelques heures (6) en générant des vagues hautes de 30 mètres selon une simulation mathématique récente. Souhaitons qu'il ne s'agisse qu'un scénario apocalyptique de science-fiction. Le lecteur pourra se référer au site http://perso.wanadoo.fr/raphael.paris/volcanisme.htm pour obtenir de plus amples précisions sur le vaste sujet du volcanisme des îles Canaries. Un grand merci à Juan Carlos pour le travail fourni à l'occasion de cet exposé brillamment mené.

Après cet exposé synthétique et très complet, nous nous rendîmes en force (18) dans un restaurant turc proche de l'école des R.H.. Les discussions se poursuivirent dans une chaude ambiance méditerranéenne et conviviale comme on les aime. A table, nous regretterons quelque peu le niveau sonore élevé produit par l'orchestre turc en scène mais ce désagrément fût rapidement compensé par la chaleur et les danses des convives.


La première journée "VOLCANO DAY" s'est tenue le samedi 6 mars à l'I.R.S.N. Il y avait une quarantaine de personnes inscrites pour cette journée spéciale "volcans" ! L'animateur du service éducatif, Jean-Marie Bragard, et notre guide spécialisé du jour Christophe Ottermans (professeur de chimie) ont ouvert cette journée en accueillant les participants dans la salle d'exposition de minéralogie. La matinée était consacrée à une introduction du volcanisme devant les diverses vitrines de minéralogie et autres panneaux  consacrés à la géologie et à la manipulation d'échantillons de roches volcaniques et de minéraux. A midi, Alain Melchior a présenté au public installé dans l'auditorium de 150 places un diaporama de 45' relatif au volcanisme et à ses divers produits. Ensuite, après un break bien mérité, la séance de l'après-midi a repris par une courte introduction à propos de l'Etna avant de lancer la série des 4 films vidéo prévus. Celle-ci a commencé par la projection d'un film intitulé "Etna-2001" et relatif à la première éruption (assez explosive) du 21ème siècle du plus haut volcan actif d'Europe (A.M.). Après quoi, le public a pu visionner une grande partie d'un film consacré au Stromboli et à son éruption 2002-2003 (A.M.). L'après-midi de films s'est achevée par la projection de deux films spectaculaires et splendides réalisés par Thierry & Carine Sluys-Dalimier à propos du lac de lave de l'Erta'Ale et d'un autre volcan africain fameux, l'Ol Doinyo Lengai, seul volcan à carbonatites au monde.  Finalement, les associations "L.A.V.E.-Belgique" &  G.E.S.T. ont présenté leurs diverses activités et la journée s'est terminée par la présentation du site internet de la délégation belge de l'Association Volcanologique Européenne.


Le samedi 13 mars, A. Melchior a présenté son film "Stromboli" (géologie, activité, chronologie éruption 2002-2003, séjour mai 2003) à la salle de la Mairie des Lilas (région parisienne) dans le cadre des activités de la délégation L.A.V.E. de l'Ile de France. Environ 70 personnes étaient présentes pour assister aux quatre présentations du jour dont le programme était le suivant :

-       La Chaussée des Géants - Diaporama de Bruno Dassy

-       Stromboli - Film d'Alain Melchior. Ce film présente la structure et
la formation du Stromboli puis de magnifiques images de l'épisode éruptif
2002 - 2003.

-       Les volcans de boue de Colombie - magnifiques images de cette
curiosité de la nature, très proche dans son dynamisme des volcans
magmatiques

-       Volcans du bout du monde - Film de Pierre Fortin. Vous y verrez de
très belles images des volcans du Vanuatu, de leur approche et de leur
environnement, ainsi que des images de la zone volcanique de Rotorua en
Nouvelle Zélande - mares de boue geysers et volcan Tarawera.

 

La seconde journée "VOLCANO DAY" s'est tenue le samedi 27 mars à l'I.R.S.N. Il y avait une soixantaine de personnes inscrites pour cette seconde session spéciale "volcans" ! La journée s'est globalement déroulée comme la première. Cette fois Thierry Sluys était de retour de son périple de 10 jours au Japon pour nous présenter en personne trois de ses films.

         Le barbecue de rentrée du G.E.S.T. & L.A.V.E.-Belgique

Le barbecue annuel de rentrée des groupes G.E.S.T. & L.A.V.E.-Belgique  s'est déroulé, à l'accoutumée, dans une ambiance très conviviale et festive chez nos amis Dominique et Rose-Marie Van Espen (Bousval). Les membres actifs de L.A.V.E. Belgique ont déjà ainsi pu échanger leurs  premières impressions & sensations cueillies au cours de leurs différents voyages sur les volcans actifs (Japon, Afrique de l'Est, Sicile). Voici quelques photos de cette réunion informelle.


La table bien garnie des membres de L.A.V.E.-Belgique


Samedi 19 septembre, notre ami Thierry Dockx nous a présenté un superbe diaporama (support DVD) sur les volcans du Japon qu'il a eu l'occasion de visiter au cours de deux voyages, en mars et mai-juin 2004. Les quelques 70 personnes présentes dans la salle communale d'Aiseaux-Presles ont ainsi pu admirer la grande beauté des volcans du pays du soleil levant. L'après-midi s'est clôturée par une séquence vidéo montrant un spectacle nocturne de percussions sur l'île de Satsuma-Iwo-Jima. Un repas festif a clôturé cette belle journée dédiée aux montagnes fumantes et souvent aussi sacrées du Japon. Cliquez ici pour visionner des photos des deux voyages de Thierry.

Séjour mars 2004 - Séjour mai-juin 2004

Une partie du groupe de la délégation L.A.V.E.-Belgique en train de faire honneur à la table dressée par Annick et Thierry.

A l'avant-plan, à droite, "notre" regrettée Viviane !