Ces clichés ont été réalisés entre le 23 décembre 2006 et le 6 janvier 2007 par Marc et Catherine Contempré. Merci à eux d'avoir autorisé la publication, en exclusivité, de ces magnifiques photos sur le site web de LAVE-Belgique.

 

Explosion nocturne au dôme Caliente du complexe du Santiaguito vue du flanc SO du Santa Maria  -- Avalanches de blocs incandescents sur le flanc S du Fuego. Cliquez sur la photo de gauche ou sur ce texte pour visualiser une partie de la carte topographique au 1:50.000 (IGM; planche "Colomba")

Vue d'une explosion et d'une petite coulée pyroclastique sur le flanc E du dôme Caliente appartenant au complexe volcanique du Santiaguito (vue du sommet du Santa Maria) -- Une colonne de cendres sombres (composition basaltique +/- andésitique) s'élève du Fuego

Le dôme Caliente du complexe de dômes (4) du Santiaguito vu du NO -- Le partie active du cratère emboîté du Caliente (vu du sommet du Santa Maria) est rempli de blocs de dacite et dégaze localement dans certaines zones de son pourtour (via des fractures) car l'intérieur du cratère, bouché par des blocs de lave visqueuse, est étanche.

Séquence de photos d'une coulée pyroclastique sur le flanc SO du dôme "El Caliente" du complexe volcanique du Santiaguito réalisées le 29 décembre 2006. Photos © Alvajo ROJAS (INSIVUMEH Obs. Santiaguito)


Attention : les divers hyperliens repris ci-dessous sont susceptibles de disparaître au cours du temps en raison de leur possible suppression, après un certain temps, de la source d'informations correspondante.


"The Villarrica Volcano Visual Observation Proyect (POVI), southern Andes of Chile, has published the first time-lapse movies created from still images taken by a time-lapse ccd camera system located 9 km NE from the crater"

Le projet d'observations visuelles du volcan Villarica, Andes méridionales du Chili, vient de publier la première séquence vidéo basée sur des images fixes (photos digitales prises à intervalles réguliers de 10") réalisées par un système de caméra CCD  situé à 9 km au NE du cratère.

Cliquez sur la photo pour en savoir plus ...


Vesuvius escape plan 'insufficient' les plans d'évacuation du Vésuve sont insuffisants


L'Etna deviendrait-il un volcan explosif avec des laves plus typiques d'un arc insulaire (zone de subduction) que d'un panache mantélique ?


Cette photo du volcan prise par le professeur Bachelery le 17 janvier, montre l’emplacement de l’éruption du 13 janvier.Il s’agit de l’étendue circulaire noire qui est consituée de coulées de basalte.

« Le Karthala a déjà provoqué un tsunami dans le passé »


Informations diverses


Le Mont St Helens pourrait suivre l’exemple du Kilauea (Hawaii) sur le modèle d’éruption continue, déclarent des scientifiques.

The Associated Press

VANCOUVER, Washington  – le Mont St Helens pourrait suivre l’exemple du Kilauea à Hawaii caractérisé par l’émergence de lave en surface au fur et à mesure de la réalimentation en magma du réservoir situé sous le volcan, ont déclaré des scientifiques.

May 18, 1980 eruption - USGS photograph by Austin Post

Bien que les deux volcans soient différents sous plusieurs aspects, St Helens apparaît avoir évolué en un « système magmatique ouvert » depuis l’éruption associée à l’édification de dômes qui a débuté à la fin de 2004 et se poursuit au même rythme depuis les dernières années a déclaré Daniel Dzurisin, un géologue de l’Observatoire Volcanologique des Cascades, filiale du Service Géologique américain (USGS).

En analysant les modèles numériques de terrain (DEM) issus du traitement des photographies aériennes de haute résolution, les scientifiques ont suivi, dans le détail, le taux d’extrusion de la lave du cratère. D’abord, le taux d’extrusion était équivalente à une charge de camion, soit environ 7000 m3, par seconde .

Une année plus tard, l’extrusion est retombée à un peu plus de 850 m3 /s et, depuis avril dernier, le taux d’extrusion a été très constant, soit environ 500 m3 /s, équivalent à 9 charges de camion toutes les deux minutes.

Plus longtemps l’éruption se poursuivra à ce rythme et plus l’hypothèse de l’existence d’une voie directe de mise en place à partir d'un magma d’origine crustale profonde est vraisemblable a déclaré Dzurisin, ajoutant qu’il faudrait un an supplémentaire de collecte de données pour aboutir à une conclusion plus définitive.

Une autre évidence indiquant le développement d’un système ouvert au St Helens est la lente déformation aux alentours des flancs du volcan, suggérant que la chambre magmatique sous la surface est plutôt réalimentée que en voie de vidange, ce qui causerait un affaissement du volcan.

A l’Observatoire Johnston Ridge, situé 8 km au nord du cratère, un détecteur de surveillance par système de positionnement par satellite (borne GPS) s’est déplacé en direction du volcan d’environ 2,5 cm depuis le début de l’éruption. Le plus gros du mouvement s’est effectué au cours des premiers 18 mois.

La considérable diminution du taux de déformation alors que la lave continue à sortir en surface indique que le magma est en train de réapprovisionner la chambre magmatique.

Il a fallu environ 4 siècles pour édifier le cône symétrique qui a conduit au St Helens, durée comparable à celle qui a édifié le Mt Fujiyama au Japon, tel qu'il se présentait avant son explosion paroxysmale du 18 mai 1980.


Signes précurseurs du réveil de deux volcans néo-zélandais !

Depuis mai 2006, le Mt Ngauruhoe et son voisin, le Mt Ruapehu, montrent des signes de réveil.

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Photo issue de la webcam de l'organisme NZ "GEONET". Cliquez sur la photo pour visionner le volcan Ngauruhoe en direct.

On pense que les deux volcans partagent la même source magmatique sous la croûte terrestre.

Le Mont Ngauruhoe a montré une augmentation significative du nombre de séismes durant les huit derniers mois. Il est évident que le volcan est en train de "bouger" après plus de 30 ans d’un profond sommeil.

Le réveil des deux volcans est associé à un type de séisme de basse fréquence (ou longue période), qui est souvent lié au mouvement souterrain des gaz, d’eau chaude ou du magma. Les scientifiques les dénomment séismes volcaniques de type A & B.

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Graphique montrant la distribution des séismes en temps réel sous le Ngauruhoe. Cliquez sur le diagramme pour visionner cette information actualisée quotidiennement. La forme des séismes de type B est typique (amplitude initiale élevée suivie par un amortissement de l'amplitude sur une assez longue durée; c'est pourquoi ce type de secousse, typiquement d'origine volcanique, est aussi appelé "séisme longue période". Il sont provoqués par un phénomène de résonnance au sein d'un réservoir magmatique fermé (tout comme l'air insufflé dans des tuyaux d'orgue peut entrer en résonnance selon une certaine fréquence lorsque une extrémité du tuyau est fermé/bouché). Les séismes de type A signalent quant à eux la fracturation des roches (solides) au passage du magma (visqueux/plastique) qui tente de se faufiler vers la surface.

 

Toutefois, le volcanologue du G.N.S., Graham Leonard, a indiqué que, même si les deux systèmes volcaniques partageaient la même source magmatique, ils étaient bien séparés l’un de l’autre et pouvaient donc entrer en éruption indépendamment l’un de l’autre.

 

Avant le lahar de ce dimanche 18 mars, entre 4 et 60 tremblements de terre étaient enregistrés sous le lac de cratère du Mont Ruapehu. Cependant, pendant les 24 heures ayant suivi le lahar, le nombre de secousses détectées est monté à 100.

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Le Mont Ruapehu (dernière éruption en 1995) vu par la webcam

 Selon les experts du G.N.S., il y aurait un risque légèrement accru d’éruption géothermale au lac de cratère du Ruapehu. Vous pourriez l'imaginer comme une éruption d’un geyser s’élevant d’environ 40 à 50 mètres au-dessus de la surface du lac.

 Pour lire d'autres informations à propos de ce récent lahar & visionner des photos du lac de cratère du Ruapehu et du lahar du 18 mars derniers, cliquez sur le lien suivants :

http://lave.be/news_eruptions.htm#Ruapehu

 Pour visionner des belles photos des volcans actifs et des zones géothermales (zones de bassins d'eau chaude d'origine volcanique et de geysers) de Nouvelle-Zélande:

http://lave.users.skynet.be/etna/NZ/


Le modèle explosif du Stromboli (développé par le département de géophysique expérimentale de l’Université de Florence, Italie).

 

Les signaux sismiques VLP, les infrasons et les paramètres thermiques sont recueillis et interprétés selon un modèle dynamique explosif qui s’inspire des résultats les plus récents dans le domaine de la dynamique explosive strombolienne.

 

Lorsqu’une bulle de gaz se dilate à l’intérieur du conduit magmatique (1), la variation de volume génère un signal sismique de longue période, dit VLP ("Very Long Period"; ou très basse fréquence). L’amplitude de ce signal sera proportionnelle au volume de gaz en expansion. Au moment où la bulle atteint la surface du magma dans le conduit (2), la différence entre la pression interne de la bulle et la pression externe provoquera l’explosion. Plus la surpression interne (dans la bulle de gaz) sera importante, plus sera généré une forte variation de pression proportionnellement à celle du signal infrasonique produit. La vitesse d'expulsion des fragments vers la surface (bombes/blocs, lapilli, cendres) et des gaz sera proportionnelle à la surpression interne dans les bulles gazeuses. Cette variation de vitesse sera la cause d’un temps de retard plus ou moins important entre le signal infrasonique et le signal thermique associé à l’éjection (3) des matériaux fragmentés et des gaz en dehors du conduit magmatique.

 

Voir les mécanismes et leurs résultantes graphiques correspondant aux numéros "1,2,3" du texte sur les deux schémas ci-dessous.

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De haut en bas : (1) le train d'ondes sismiques V.L.P. ("Very Long Period") lié à l'expansion des volumes gazeux par coalescence des bulles de gaz à l'approche de la surface ; (2) les infrasons correspondant à l'éclatement des bulles de gaz à la surface de la colonne magmatique dans le conduit éruptif (cheminée d'alimentation); (3) retard entre signal infrasonique et signal thermique (issu des images prises par une télécaméra thermique)


La cause de l’entrée en éruption d’un super volcan déterminée ? TROY, NY, USA (UPI) – Des scientifiques américains ont vraisemblablement trouvé ce qui a provoqué l’éruption d’un super volcan qui a recouvert de cendre la moitié des Etats-Unis il y a 760.000 ans. LGE

Cause of supervolcano eruption determined. TROY, NY, United States (UPI) -- U.S. scientists have found what likely caused a 'supervolcano' eruption that coated the western half of the United States with ash 760,000 years ago. LGE


New insight on magmatic processes and forecast, volcano, geology (< Campi Flegrei)

Ground deformation data indicates that the Campi Flegrei caldera, near Naples, Italy, is undergoing renewed uplift. Troise et al. report that the volcanic area, which had its last eruption in 1538, started a new uplift episode in November 2004.

Nouvel aperçu sur les processus magmatiques et de prévision des éruptions (< Champs Phlégréens)

Les données de déformation du sol indiquent que la caldera des Champs Phlégréens, près de Naples (Italie), est entré à nouveau dans un processus de soulèvement du sol. Troise & al. ont signalé que la zone volcanique, qui a connu sa dernière éruption en 1538 (naissance du Monte Nuovo), a débuté un nouvel épisode de soulèvement dès novembre 2004.


Lightning Strikes from the Mouths of Volcanoes

L’éclair frappe (déjà) à partir des cratères des volcans.

Cliquez sur le logo ci-dessus pour visionner des photos de la dernière éruption du Mt Augustine (Alaska, USA), volcan sur lequel l'étude, relative aux éclairs volcaniques, a été réalisée.


WA Volcano Mining – Mine -- Exploration minière sur un volcan (Mt St Helens), Etat de Washington, USA

LGE

Le Mont St Helens (Etat de Washington, USA) vu en 3D du sud dans "Google Earth"


Mt Taranaki eruption 'could spew ash over Auckland' -- Le Mont Taranaki (Mt Egmont; île Nord de la Nouvelle-Zélande) pourrait rejeter des cendres sur Auckland.-- LGE


Scientists looking for hidden volcano on Czech-German border : "German and Czech scientists are looking for a volcano that they believe is hidden underground in the Cheb area, west Bohemia, and that is responsible for the rich mineral springs in west Bohemian spas". "Des scientifiques allemands et tchèques sont à la recherche d'un volcan qui pourrait être dissimulé sous la zone du Cheb en Bohême occidentale, et qui est responsable des riches sources minérales des zones thermales de Bohême."

Morphologie volcanique de la région de Panska Skala (Bohême Septentrionale). Photo de Bernard LOUANT (LAVE-Belgique). Cliquez sur la photo pour visionner de très belles orgues basaltiques (cliché de B. Louant) ! LGE


Projet d’unité géothermique sur la Grande Ile d’Hawai (« Big Island » or Hawaii) : HILO, Hawaii, 5 février. Le projet géothermique de Puna a subi des retards dans le développement de son unité de production alimentée par le volcan Kilauea. HILO, Hawaii, Feb. 5. The Puna Geothermal Venture faces delays in expanding its plant that's powered by the Kilauea Volcano (source : http://www.earthtimes.org/articles/show/27534.html).


When a killer cloud hit Britain : il y a un peu plus de 200 ans, l'éruption d'un volcan islandais (Laki en 1783) a expulsé dans les airs un énorme nuage toxique qui s'est répandu à travers l'Europe occidentale. Ce fût le plus grand désastre naturel qui a frappé la Grande Bretagne, tuant plusieurs milliers de personnes - mais il a été presque totalement oublié par l'histoire. Cliquez ici pour lire la traduction de cet article en français !


Toba in Sumatra a candidate for super volcano in 2012 – increasing harmonic tremors have started after the Tsunami two years back -- Cliquez ici pour lire l'article en français


Orakei Volcano (New Zealand) is Much Older Than Thought (3 fois plus ancien que prévu; 90 éruptions ont eu lieu dans un intervalle de temps de 90.000 ans). La campagne de forages carottés du complexe volcanique d'Orakei associée aux récents projets de forage dans la région d'Auckland promettent d'améliorer significativement la compréhension de la fréquence, de l'importance et des styles d'éruptions du Champ Volcanique d'Auckland et de l'extrémité septentrionale de l'Ile du Nord. Ces travaux contribueront à aider la communauté d'Auckland à se préparer pour une prochaine éruption à Auckland, capitale de la Nouvelle-Zélande, peuplée d'environ 1,3 millions de personnes.


Huge threat posed by Auckland volcanoes -- De nouvelles recherches ont montré que 7 éruptions se sont produites dans le champ volcanique d'Auckland et que chacune d'entre elles ont enseveli la région où se situe la capitale de la NZ sous plus de 10 cm de cendres. Auckland a connu une importante éruption tous les 5000 ans en moyenne et la dernière a eu lieu à Rangitoto, il y a environ 600 ans.


"Les volcans" (deux sites éducatifs)


"Injecter des sulfates dans l'atmosphère pourrait contribuer à stabiliser le réchauffement global du climat ?"

Un nouveau modèle informatique suggère que l’injection de sulfates dans l'atmosphère en même temps qu’une réduction des émissions de carbone pourraient contribuer à stabiliser le climat. Le modèle, préparé par le Centre National pour la Recherche Atmosphérique à Boulder au Colorado CNRA, suggère qu'une approche utilisant deux méthodes, c'est-à-dire la réduction des émissions de CO2 et l'injection de sulfates dans l'atmosphère, serait plus efficace qu’une seule. L'idée de diffuser une grande quantité de particules du sulfates dans l'atmosphère afin de bloquer une partie du rayonnement solaire a été émise à partir du début années 1970. Les partisans de l'étude signalent que cette méthode pourrait refroidir le climat pendant une année ou plus après chaque application, de la même façon que certaines éruptions volcaniques (cataclysmales) peuvent provoquer une chute des températures l'année suivante (ex: celles du Krakatoa en 1883 et, plus récemment, du Pinatubo en 1991).